Accéder à l'électricité, c'est pouvoir transformer et conserver ce que l'on produit :

  • Réfrigérer le poisson
  • Extraire l'huile des nombreux oléagineux de la région (environ 80 % des espèces cultivées et spontanées) et la commercialiser localement

    Disposer des tourteaux soit comme aliment pour le bétail soit comme amendement organique

C'est par conséquent se libérer de la toute puissance des grossistes qui profitent de l'impossibilité de conserver pour imposer leurs prix et des agro-industriels qui achètent les graines brutes à des prix très faibles et transforment à l'étranger.
C'est aussi pouvoir alimenter des stations de traitement de l'eau.

Mais tout cela n'est réellement possible qu'à la condition que le service en électricité soit durable, assuré.

Les 15 centrales électriques récemment construites dans le département de Foundiougne sont hybrides : elles utilisent deux sources d'énergie, le soleil et le gasoil. Cela représente, pour la population, un grand progrès ; Mais pour combien de temps, et à quel prix ?

Dans le cadre du programme EESF, les acteurs locaux se sont donnés les moyens de sécuriser leur accès à l'électricité tout en agissant pour la protection de leur environnement et la reforestation ; Au centre de ce dispositif, un arbre, le Tabanani (nom local du Jatropha).

L'huile extraite de ses graines par pression à froid puis filtrée fournit un carburant qui sera substitué au gasoil dans l'alimentation des centrales électriques et des groupes électrogènes des villages non raccordés au réseau électrique.

 

Il est traditionnellement utilisé en haies pour protéger les cultures des divagations du bétail. Cette pratique est développée et améliorée notamment par l'utilisation du jatropha dans la restructuration des sols détruits par la culture intensive de l'arachide et dans la lutte contre l'érosion. Le tourteau (résidu sec après extraction de l'huile) est restitué à la terre comme amendement organique.

Des pépinières sont mises en place au niveau villageois pour la production de plants de tabanani. Elles sont en outre le point de départ d'une action de reboisement (acacia mellifera, eucalyptus, citronnier) en partenariat avec Kinomé et son programme Reforest'action ia albida, prosopis, deuterium, afzélia, tectona, khaya) est soutenue par le ministre de l'environnement et directeur de l'Océanium Haidar El Ali.

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