Après un CAP de mécanique au CFA de Sokone, Tidiane comptait rejoindre ses frères à Dakar et chercher un emploi dans un garage. Comme le font chaque année des centaines de jeunes, il s'apprêtait à quitter sa famille, sa région, persuadé que rien n'était plus possible ici.
Depuis septembre 2013, il est employé par SOPREEF et chargé de la production d'huiles de haute qualité.

Ici, il a trouvé un emploi stable et un bon salaire. Mais au-delà, ce qu'il a découvert ici et qu'il transmet aux enfants venus visiter l'huilerie, c'est la richesse des ressources naturelles, les possibilités de développement ouvertes par le programme EESF, les capacités d'innovation de ceux que l'on croit enfermés dans un fatalisme stérile. Dans toute cette aventure, les jeunes ont un rôle à jouer. Les villages ont besoin de leurs compétences, de leur énergie, de leur esprit d'initiative.

L'objectif de la composante "éducation" de EESF est de permettre aux enfants du département d'ouvrir les yeux, de changer le regard qu'ils portent sur le monde autour d'eux, et le moment venu, d'être capable d'apporter eux aussi leur pierre à l'édifice commun. A quoi servirait tout ce travail accompli depuis 5 ans si les jeunes n'y sont pas associés ?

Plus de 1500 enfants (21 écoles) bénéficient de cette action éducative menée par leurs enseignants dans le cadre d'un partenariat entre SOPREEF et l'Inspection Départementale de l'Enseignement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les écoles bénéficient, comme les producteurs membres de EESF, de l'appui du technicien agricole du programme. Mais la réussite du projet exige que les enseignants soient associés à la réflexion sur les objectifs du projet qu'ils mènent dans leurs classes ; il est en outre indispensable que les différents groupes d'acteurs de EESF (groupements de producteurs, groupements de femmes commerçantes, Conseils Ruraux, équipes éducatives et associations de parents d'élèves) communiquent entre eux, échangent leurs objectifs.

des élèves encadrés par leurs enseignants et le technicien agricole au travail dans leur pépinière scolaire

Favoriser la communication, fournir à chacun les informations qui lui permettront de comprendre la démarche des autres, telle est la mission du jeune volontaire français mis à disposition des écoles, Pierre Saint-Gès. Il est parti à Sokone en septembre pour deux ans et sera bientôt rejoint par un jeune sénégalais qui fera un travail similaire auprès des groupements de producteurs et sera placé dans les mêmes conditions.

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